
. Une photographie poétique. La lumière d’aube, rose et chaude, berce les premières séquences, les paysages déserts, tel un western urbain. Puis les couleurs s’assombrissent, la noirceur couvre l’éveil des sens. Le film est visuellement joli.
. Un décor qui emprisonne. Grilles, barbelés, pylônes électriques, câbles griffant le ciel, tout semble conçu pour enfermer les deux personnages principaux. Comme si le monde extérieur était leur immense placard.
. Pas de gore. Tout est dans l’interprétation, les acteurs tordent leurs corps, ce qui est plus efficace que n’importe quel effet spécial.
. Un mystère insidieux. Pas de répliques explicatives. Le film laisse l’étrange s’installer et le spectateur comprendre le malaise. Il lui fait confiance, ne le prend jamais pour un idiot.
. Les scènes de doubles. Parmi les plus fascinantes, elles installent une idée anxiogène : on ne peut plus faire confiance à personne, pas même à celui ou celle qu’on aime.
. La dénonciation des thérapies de conversion. Sans militantisme ni discours appuyés, le film fait passer son message par des scènes chocs qui cassent l’atmosphère paisible.
. Si vous avez aimé The Summer Hikaru Died, Together, Obsession, Que ma volonté soit faite, les films de Xavier Dolan…
. Un scénario qui avance parfois sans véritable direction. Il hésite, comme s’il cherchait son chemin.
. Un rythme lent, très, très lent. C’est assumé, mais cela risque de laisser une grande partie du public au bord du chemin.
. Un It Follows moins percutant. La comparaison est inévitable. Peut-être manque-t-il de jump scares ?![]()
« Un jour, tu croiras en des choses invisibles pour les yeux ».![]()
Deux adolescents doivent échapper à une entité violente qui prend la forme de la personne qu’ils désirent le plus : l’un l’autre.
« Leviticus » d’Adrian Chiarella, avec Joe Bird, Stacy Clausen, Mia Wasikowska…
Sortie le 7 octobre 2026.
Durée : 1h 28min.
Image Copyright Neon.
