« Fils de personne » : jusqu’au bout’chou du monde

« Fils de personne » : jusqu’au bout’chou du monde

« Fils de personne » : jusqu’au bout’chou du monde



. Une quête de sens dans des décors somptueux. Faut-il aller au bout du monde pour comprendre qui l’on est et qui l’on veut être ? Les paysages naturels, beaux sont au personnage de Romain Duris ce que la Méditerranée était à Romain Gary, un apaisement, un médicament.

. La sobriété et la justesse de Romain Duris en père perdu, qui renoue un peu avec L’Homme qui voulait vivre sa vie, en 2010. Pas d’effets, pas de démonstration. Son alchimie avec le petit garçon est évidente.

. Le suspense qui va crescendo. Plusieurs scènes installent une tension véritable et inattendue.

. La mise en scène simple et posée. La scène de l’accident de voiture, les surcadrages qui séparent père et fils dans le même plan disent le drame, la distance sans la souligner.

. La photographie qui brouille les repères. Noirs profonds, lumières néon et couleurs saturées rendent le monde difficile à lire, instable.

. Si vous aimez La Déchirure, Capharnaüm, Toute la beauté du monde



. Le film se repose trop sur la beauté des paysages, comme pour combler les silences narratifs.

. Des zones d’ombre incompréhensibles et frustrantes. Pourquoi Romain Duris veut-il se débarrasser du gamin ? En a-t-il seulement le droit ?



« Ce n’est pas en retrouvant sa mère que tu retrouveras ta femme ».




À peine arrivé en France, le petit Mapring, 4 ans, perd sa nouvelle mère dans un accident de voiture. Thomas dévasté, seul face à cet enfant qui ne le reconnaît pas encore comme père, décide de retourner en Thaïlande pour retrouver sa famille biologique et lui donner une nouvelle chance…

« Fils de personne » de Safy Nebbou, avec Romain Duris…
Sortie le 10 juin 2026.
Durée : 1h 37min.

Image Copyright Sony Pictures Releasing France.