
. Lassie version poule. On s’attend à un film contemplatif et métaphysique, dans la veine de EO, l’âne de Jerzy Skolimowski (2022). Erreur. Cocotte est une aventure tendue, émouvante, portée par de jolis paysages grecs. L’équivalent, avec un volatile, de L’Ours de Jean-Jacques Annaud.
. Le travail accompli pour diriger huit poules actrices dans un seul rôle. Le réalisateur hongrois György Pálfi confie que leur « extrême sensibilité à toute forme de tension a imposé sur le plateau une atmosphère calme et joyeuse, bénéfique pour toute l’équipe ». Quant aux rares recours aux images de synthèse, ils sont imperceptibles. Exploit, de nos jours !
. L’humour distillé dans la tension. Comédie, absurdité et tragédie coexistent pour mieux décrire notre époque.
. La puissance de la métaphore. Lorsque la poule se fait pourchasser chaque jour par le coq pour pondre, le spectateur prend instinctivement son parti. Le parallèle avec le harcèlement sexuel et le viol s’impose. Le réalisateur explique : « Tout ce qui se passe dans le poulailler prend une dimension plus profonde replacé dans le contexte des relations humaines. »
. Le plan d’ouverture de l’année. Osé, simple, cru et immédiat.
. Un conte de fées qui devient cruel. Cocotte aurait pu figurer à Cannes.
. Vous aimerez si vous avez aimé L’Ours, EO, Benji, Lassie, First Cow…
. La métaphore migratoire. Le parallèle est cousu de fil blanc et plombe l’implicite qui fonctionne sans. Le message, légitime, produit l’effet inverse : lassitude et distance.![]()
À grand pouvoir, grandes responsabilités – mais si l’héroïne était une poule ? Échappée d’un élevage industriel, elle trouve refuge dans la cour d’un restaurant en ruine. Là, elle découvre l’amour, défie la loi du bec et se bat pour protéger ses œufs.
« Cocotte » de György Pálfi, avec Maria Diakopanayotou, Argyris Pandazaras, Yannis Kokiasmenos…
Sortie le 27 mai 2026 en salle.
Durée : 1h 36min.
Image Copyright Pallas Film 2025.
