
. Woman and Child privilégie l’intime au politique, délaisse le commentaire direct sur la situation iranienne. En effet, il privilégie le foyer, les liens, les blessures privées, qui donnent au récit une portée universelle.
. Un Roustaee tourné vers l’après. Sans frontalité militante, il filme déjà un cinéma évident, libéré du décorum intégriste. Woman and Child regarde au-delà du régime, sans jamais le citer.
. Un mélange des genres maîtrisé. Entre Les 400 coups et La Chambre du fils, le film conjugue chronique de l’enfance et drame du deuil.
. Une approche plus intérieure que dans les précédents films du réalisateur. Moins explosive, mais plus fragile, plus émotive.
. Une héroïne que le spectateur ne lâche jamais. Cette mère traverse la perte, la colère. Une trajectoire solide, colonne vertébrale du film.
. La force de plusieurs scènes, comme celle de la porte fermée de l’école. Dès lors, ces séquences, sans démonstration appuyée, restent longtemps en tête après la projection.
. La solidité de la direction d’acteurs. En dépit de la troupe reconnaissable de Roustaee, chacun gomme ses rôles passés.
. La progression cohérente du cinéaste. Film après film, Roustaee affirme une identité claire, un ensemble attirant.
. Si vous aimez Leila et ses frères, Le Pardon… 
. L’enchaînement des épreuves sature parfois le récit.
. Les scènes les plus fortes ne sont pas toujours suivies par des moments d’égale intensité.![]()
» – Je me suis tuée moi ?
– Tu n’est juste pas morte. »![]()
Mahnaz, une infirmière de 45 ans, élève seule ses enfants. Alors qu’elle s’apprête à épouser son petit ami Hamid, son fils Aliyar est renvoyé de l’école. Lorsqu’un un accident tragique vient tout bouleverser, Mahnaz se lance dans une quête de justice pour obtenir réparation…
« Woman and Child » de Saeed Roustaee, avec Parinaz Izadyar, Sinan Mohebi, Payman Maadi…
Sortie le 25 février 2026.
Durée : 2h 11min.
Copyright Amirhossein Shojaei & Saeed Roustaee.
